Forêt – arbre –

9 km

Col Salidès 

PR et chemin privé
Ce parcours montre l’adaptation de la forêt sur des sols de plus en plus pauvres, ainsi qu’avec l’altitude et l’ouverture des paysages.

Ce circuit a été réalisé avec l’aide de Bernard Cabannes, ingénieur forestier.

Ce circuit montre l’adaptation de la forêt en fonction de la richesse des sols, ainsi qu’avec l’altitude et l’ouverture des paysages. Il démarre directement par la traversée d’une forêt privée à 600 m d’altitude où l’on peut découvrir des essences exotiques introduites dans la châtaigneraie comme le tulipier de Virginie ou le chêne rouge d’Amérique. Ce dernier, mieux adapté que le châtaignier aux conditions écologiques locales, pourrait permettre d’anticiper le réchauffement climatique. En effet, d’ici 30 ans, le châtaignier devrait être remplacé naturellement par le chêne pubescent et divers érables, tilleuls… 

Plus haut, les terrains à callune et bruyère sont plus pauvres et les arbres sont plus petits. De nombreux châtaigniers sont morts et ont perdu leur écorce.

Au dessusles terrains encore plus pauvres ont été plantés de pins laricio de Corse pour leurs adaptation aux conditions difficiles et pour leurs qualités esthétiques et économiques. Le paysage se déploie sur un espace ouvert vers la vallée de Bassurels. . 

À l’épingle à cheveux, vous rejoignez l’ancienne route de Meyrueis à Saint-André-de-Valborgne, vous observez des cèdres de l’Atlas qui souffrent sur ces sols superficiels et pauvres. Bernard nous explique que le pin laricio aurait été mieux adapté. Le genêt purgatif a remplacé le genêt à balais. Avec l’altitude, les espaces ouverts laissent place à l’alisier blanc, le sorbier des oiseleurs et le bouleau qui colonise le terrain.

En prenant de l’altitude, les premiers sapins et le hêtre apparaissent dans l’ancienne châtaigneraie. 

En sortant de la forêt, le paysage se déploie vers la Can de l’Hospitalet jusqu’au mont Lozère. On entre alors dans la hêtraie-sapinière où se trouve un mélange d’essences plus adaptées à l’altitude tel le pin sylvestre, le châtaignier, le bouleau, le hêtre, le sapin, et même le séquoia géant. 

Le sentier monte jusqu’au col Salidès qui offre une vue à 360°. Puis vous redescendez vers la la maison du berger entourée du parc à moutons et vous descendez la piste qui traverse la forêt. Sur la droite, vous observez un magnifique hêtre. La descente se fait à travers une hêtraie-sapinière, puis une ancienne châtaigneraie jusqu’à rejoindre la route.

 

La sortie d’octobre 2020

Nous nous retrouvons une quinzaine ce dimanche d’octobre, près de la place de l’église de Saint-André-de-Valborgne, sous une brume automnale. Quelques kilomètres plus loin, nous garons les voitures et pénétrons directement dans la forêt privée de Bernard Cabannes, ingénieur forestier, qui nous fait partager son savoir et les expériences qu’il a mis en oeuvre il y a plus de vingt ans. Anticipant le changement climatique, il nous présente des essences exotiques, plus adaptées, des érables, des merisiers, des chênes rouges d’Amérique dont les couleurs flamboyantes de l’automne enchantent la vue. En effet, le châtaignier, arbre symbolique des Cévennes, est malheureusement condamné à disparaître avec la hausse des températures et la sécheresse plus prononcée dues au réchauffement climatique.

Nous récupérons un chemin privé et découvrons des cèdres de l’Atlas en fleurs. Puis, plus loin, dans des sols plus pauvres, le pin laricio peut pousser car il est adapté à la sécheresse. Progressivement, nous entrons dans la hêtraie-sapinière, qui se développe au long terme par alternance, les petits hêtres à l’ombre des sapins, puis les petits sapins à l’ombres des hêtres. Nous découvrons aussi de nouvelles essences tels l’alisier blanc, le sorbier des oiseleurs… Nous avons la chance d’avoir aussi parmi nous Michel qui nous fait partager ses connaissances sur la forêt et son expérience de bucheron.

Rejoignant le col Salidès, nous passons devant des espaces boisés avec des jeunes séquoias géants d’une trentaine d’années. Au col, nous montons pour pique-niquer à l’abri du vent.

Avant de redescendre, Bernard nous emmène sur une magnifique parcelle expérimentale, plantée il y a plus de vingt ans, d’arbres mellifères et de mélèze d’Europe et mélèze hybride.

Nous rejoignons le col, la maison du berger et le lieu d’estive. Une vue somptueuse se dévoile sur toutes les Cévennes, teintées de multiples nuances automnales de vert-jaune-orangé et parsemées de hameaux. Alors, emplis de toute cette lumière et animés d’une sensation d’espace et de liberté, nous redescendons à travers la forêt pour rejoindre nos voitures.

 

Les arbres et la forêt pour tous

https://www.youtube.com/watch?v=26OiKH2Lv0c

À quoi servent nos forêts ?

Émission "C'est pas sorcier" : À quoi servent nos forêts ?

Clé de détermination des arbres

Le site de l'ONF

Une clé de détermination des arbres et de nombreux articles sur les arbres et la forêt

La hulotte

La hulotte

Guide des arbres: n°7 - Le chêne: n°22 - Comment planter un arbre: n°35 - L'épicéa: n°36/37 - L'aulne glutineux: n°51/52 - Arbre fourmilier: n°60 - Petit mystère des grands bois: n°88

Pour en savoir plus

La forêt domaniale de l'Aigoual, de l'objet biologique à l'objet patrimonial: construction d'une identité
de Frédéric Fesquet

Le reboisement de RTM de l'Aigoual en Cévennes

O. Nougarède, D. Poupardin et R. Larrère - 1988 -

Le massif domanial de l’Aigoual cent ans après Georges Fabre - Jean-Claude Guérin 2011

Plan de gestion de l'aménagement de l'Aigoual de l'ONF - 2017-2036

La forêt domaniale de l'Aigoual de Roger Frances - 1985

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