Arbre – Forêt – Éboulis – Transhumance – Réserve Biologique Intégrale
10,5 km

1 journée

Col Salidès
Facile avec de bonnes chaussures

PR balisé en jaune

Niveau scientifique pour tous

Réserve biologique Intégrale. Espace protégé. Attention aux risques d’incendie

Partant du col Salidès qui offre une vue contrastée sur les forêts du versant méditerranéen et celles du versant océanique, vous empruntez une draille, chemin de transhumance et traversez une estive. Ce circuit vous fait découvrir des forêts très diversifiées, forêts de conifères et forêts mixtes, la maison forestière du Marquairès et son séquoia géant, mais aussi des forêts plus rares classées Réserve biologique intégrale comme la hêtraie sur éboulis et une forêt implantée directement sur le granite.
Col Salidès - Vue vers le versant méditerranéen à l'Est
Col Salidès – Vue vers le versant méditerranéen à l’Est
Col Salidès - Vue vers l'Ouest
Col Salidès – Vue vers le versant océanique vers l’Ouest

Ce circuit a été réalisé avec l’aide de Bernard Cabannes, ingénieur forestier.

Le point de départ, le col Salidès, est sur la ligne de partage des eaux qui sépare le versant atlantique à l’Ouest où prédominent le hêtre et les conifères, du versant méditerranéen à l’Est peuplé de chênes verts sur les versants exposés au sud. En contrebas, l’abri du berger avec le parc et les abreuvoirs sont utilisés durant l’estive.

Ce col se situe sur une draille où 550 moutons montent en transhumance de juin à septembre. Le genêt à balais et le genêt purgatif envahissent de nouveau les terres brûlées, il y a quelques années, par écobuage qui a atteint certains arbres. Ces feux sont régulièrement réalisés pour le pastoralisme afin de favoriser la repousse de l’herbe.

Au point de stabulation des troupeaux avec des abreuvoirs, on observe des pins à crochets, essence pionnière qui peut pousser sous des conditions difficiles.

Puis, vous arrivez à un parc à brebis qui sert d’enclos durant la nuit sur le parcours d’été. Sur la gauche, un bosquet de pins noirs permet au troupeau de s’abriter pour ruminer. On longe alors sur la gauche, une forêt d’essences mélangées, exploitées (sapin pectiné, chêne, épicéa). Vous descendez abruptement. Sur la droite, vous observez des plantations de conifères, l’épicéa, le sapin pectiné, le Douglas, le sapin de Nordmann, le mélèze. À l’intersection avec la piste DFCI, prendre à gauche.

Vous traversez une forêt d’essences très variées, de sapins pectinés, de magnifiques cèdres, des frênes, des érables sycomores, des sorbiers des oiseleurs, des châtaigniers, des hêtres.

On suit la route (D907) sur une centaine de mètres, puis attention de bien prendre à gauche le sentier balisé en jaune. En descendant, la forêt est riche en essences variées, mélèze, cèdre, pins, épicéa, marronnier, aubépine, hêtre, chêne, merisier.

Vous arrivez à la maison forestière du Marquairès avec un séquoia géant, à l’écorce souple. Puis vous empruntez « la piste des chômeurs » créée en 1937 suite aux grands travaux mis en place par le gouvernement avec la crise de 1936 pour lutter contre le chômage de masse.

On traverse une magnifique hêtraie ancienne, classée Réserve Biologique Intégrale (RBI). Ainsi la dynamique naturelle des habitats forestiers est préservée et permet de conserver et développer la biodiversité. Cette forêt a poussé sur des éboulis de cornéennes, schistes recuits à proximité du granite.

Plus loin, les arbres ont poussé directement sur le granite en profitant des fractures et de l’altération pour faire leurs racines dans ces dernières, à l’horizontale et à la verticale.

Sur le retour, on observe de part et d’autre du sentier une forêt sur éboulis classée dans la Réserve biologique intégrale. Vous remontez le cours du Tarnon et arrivez sous le col Salidès que vous rejoindrez par la route. 

Pour avoir toutes les informations sur le sentier et sa trace GPS, procurez vous la fiche détaillée du sentier de la forêt du Marquairès.

 

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La sortie du 16 août 2020

Le temps est bien incertain sur les Cévennes, ce dimanche 16 août, instable et imprévisible, à tendance orageuse. Néanmoins nous sommes tous là, une vingtaine, sur la ligne de partage des eaux au col Salidès. À l’Ouest, le versant atlantique nous montre ses doux reliefs, tandis qu’à l’Est s’ouvrent à nous les Cévennes méditerranéennes formées de crêtes et de vallées, dominées par le chêne vert.

Nous empruntons la draille, chemin de transhumance et profitons des éclaircissements de Noémie sur le pastoralisme et l’estive qui accueille chaque année 550 brebis de juin à septembre. Bernard nous présente les effets d’un écobuage mal maîtrisé qui a brûlé des arbres… Et un débat s’ouvre… Quel est l’intérêt de l’écobuage pour le pastoralisme ? Quels sont ces inconvénients sur les sols et la végétation ?

Sur le chemin, nous découvrons le sorbier des oiseleurs, le pin à crochets, le pin sylvestre… Nous passons devant le parc à brebis et son bosquet de pins, les pierres à sel et longeons une forêt mixte de conifères. Bernard, ingénieur forestier, nous explique les critères de reconnaissances et nous tentons de distinguer les pins, le mélèze, l’épicéa, le sapin, le Douglas…

Puis nous traversons une forêt peuplée de cèdres, de sapins, d’érables, de frênes, de sorbiers des oiseleurs, de châtaigniers, de hêtres… Nous pique-niquons dans ce sous-bois si agréable, autour de tables en bois. Après le repas, nous continuons notre cheminement dans la forêt jusqu’à la maison forestière du Marquairès et son magnifique séquoia géant. Cet arbre majestueux en impose… Nous allons toucher son écorce souple, estimons sa hauteur vertigineuse… Et la pluie commence à tomber… Fort heureusement, nous nous abritons dans une grange entièrement ouverte d’un côté et discutons de la Réserve biologique intégrale du Marquairès que nous allons traverser.

Lorsque la pluie cesse, nous sommes prêts à prendre « la route des chômeurs » et découvrir la vieille forêt de hêtres sur éboulis ou directement sur le granite. Nous remontons le Tarnon et admirons comment une forêt a pu s’installer directement sur des pierriers recouverts de mousse ou sur la roche mère. Nous arrivons en dessous du col Salidès que nous remontons pour certains à pied, pour d’autres en voiture, heureux de cette journée de découvertes forestières.

Les arbres et la forêt pour tous

https://www.youtube.com/watch?v=26OiKH2Lv0c

À quoi servent nos forêts ?

Émission "C'est pas sorcier" : À quoi servent nos forêts ?

Clé de détermination des arbres

Le site de l'ONF

Une clé de détermination des arbres et de nombreux articles sur les arbres et la forêt

La hulotte

La hulotte

Guide des arbres: n°7 - Le chêne: n°22 - Comment planter un arbre: n°35 - L'épicéa: n°36/37 - L'aulne glutineux: n°51/52 - Arbre fourmilier: n°60 - Petit mystère des grands bois: n°88

Pour en savoir plus

La forêt domaniale de l'Aigoual, de l'objet biologique à l'objet patrimonial: construction d'une identité
de Frédéric Fesquet

Le reboisement de RTM de l'Aigoual en Cévennes

O. Nougarède, D. Poupardin et R. Larrère - 1988 -

Le massif domanial de l’Aigoual cent ans après Georges Fabre - Jean-Claude Guérin 2011

Plan de gestion de l'aménagement de l'Aigoual de l'ONF - 2017-2036

La forêt domaniale de l'Aigoual de Roger Frances - 1985

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