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Adaptation au changement climatique du Quaternaire
Depuis 2,6 millions d’années, le Quaternaire a enregistré une vingtaine de glaciations, et, depuis un million d’années, elles durent 100 000 ans environ avec des périodes interglaciaires de 10 000 à 30 000 ans. L’homme et ses ancêtres ont dû s’adapter à ces changements climatiques en évoluant et en migrant dans de nouvelles zones géographiques.
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En Cévennes, lors du dernier maximum glaciaire du Quaternaire, il y a près de 22 000 ans, les glaciers s’étendaient jusqu’au mont Lozère et même au sommet de l’Aigoual. On retrouve les traces d’un ancien glacier dans la vallée de Paillères, près de Villefort. Comment prouve-t-on l’existence d’un glacier aujourd’hui disparu ? Quelles sont les causes des glaciations du Quaternaire ? Qu’ont-elles provoqué sur l’évolution des espèces humaines et leurs migrations ?
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Ces conditions climatiques extrêmes ont éliminé presque toute végétation. C’est à partir de zones de refuges, près de la Méditerranée, qu’arbustes et arbres ont pu recoloniser la région lors du réchauffement climatique, il y a 15 000 ans. À la déglaciation, dans un paysage steppique, des zones humides sur les terrains acides des granites se sont formées conservant les espèces végétales reliques des climats glaciaires. Ces tourbières ont enregistré les témoins des paysages durant plus de 13 000 ans. Le 6 juin nous avons réalisé une sortie au Laubies, au nord des Bondons, pour découvrir les tourbières du Peschio et des Nassettes, les paysages qu’elles ont enregistrés depuis la toundra au développement de forêts.
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Dans cette newsletter, nous abordons ces changements climatiques naturels du Quaternaire et la question de l’adaptation des végétaux, animaux et de l’espèce humaine à ces changements. Et nous soulevons cette question essentielle : En quoi le changement climatique actuel diffère-t-il des changements climatiques naturels enregistrés par la Terre, particulièrement au Quaternaire ? Quelles perspectives pour l’adaptation des espèces vivantes d’aujourd’hui ?
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Ce circuit d’un kilomètre permet de retrouver les traces évoquant l’existence d’un glacier au Quaternaire dans la vallée de Paillère : moraines, sédiments fluvio-glaciaires, blocs erratiques de granite, verrou glaciaire, roches abrasées et un ancien cirque glaciaire.
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Dernière photographie de la Terre lors de la mission Apollon de la NASA (1972)
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La Terre a subi au cours de son histoire de nombreuses variations du climat. Nous exposons dans cet article les différentes causes de ces changements climatiques, celles naturelles et celles liées à l’action de l’homme afin de discuter cette question essentielle :
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En quoi le changement climatique actuel diffère-t-il des changements climatiques naturels enregistrés par la Terre au cours de son histoire ?
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L’histoire humaine s’est déroulée au Quaternaire qui a connu depuis 2,6 millions d’années de nombreuses glaciations et périodes interglaciaires. Comment ces variations climatiques ont-elles influé sur l’évolution de l’espèce humaine et ses migrations au Paléolithique, depuis l’apparition des premiers homininés jusqu’à il y a 12 000 ans environ ?
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Depuis la dernière glaciation du Quaternaire, il y a 22 000 ans, les paysages ont évolué au cours de la préhistoire, d’une steppe à des forêts de chênes puis de hêtres. Il y a 5000 ans, l’homme impactait déjà ce paysage par des feux pour l’agropastoralisme puis la mise en culture des céréales. L’étude des tourbières du mont Lozère, telles la tourbière du Peschio ou celle des Nassettes, permet de dévoiler plus de 13 000 ans d’évolution de ces paysages.
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La vidéo de Frédéric Bertho
Mammouth de Durfort et premiers cévenols ?
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Il incarne à lui tout seul le gigantisme et l’exceptionnel : 1er et seul squelette complet de son espèce découvert en France, il en est le plus grand spécimen et toujours le seul à être monté, dans la galerie de paléontologie du Museum National d’Histoire Naturelle de Paris où il est exposé. Le plus emblématique aussi, puisqu’il a été le plus grand squelette remonté quand la galerie a ouvert en 1898. Découvert au 19e siècle sur le bord de la route à environ 1 km au nord-est de Durfort, dans le Gard, ce squelette de mammouth méridional, vieux d’environ 1 million d’années, est un témoin extraordinaire de ce qu’a pu être la région des contreforts des Cévennes à cette époque. Alors, à quoi pouvait-elle bien ressembler ? Quelles étaient la faune et la flore qui en composait le paysage ? Et ce mammouth, a-t-il pu croiser la route des premiers Cévenols. Si oui, qui étaient-ils ?
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